31 AOUT - 01 SEPT 2021 Carreau du Temple - Paris - France La rencontre capitale des acteurs du packaging de luxe

Segede : le zamac au cœur du débat écologique

INSIGHT / Exposants - Le 09/03/2020

Depuis les caves de Cognac jusqu’aux distilleries écossaises, le président de Segede est parti en croisade. Objectif : en finir avec les vraies fausses idées concernant le zamac.

Courvoisier a sauté le pas : ses bouchons zamac 2020 arboreront au revers le sigle ZP5, symbole de leur recyclabilité. « C’est une première sur le segment du luxe », annonce Jean-Pierre Trescartes. Un premier pas qui va dans le sens de la campagne d’information que mène le président de Segede Industrie depuis plusieurs mois déjà : « Pour faire les bons choix en matière d’éco-conception encore faut-il disposer des bonnes informations, or il ressort de mes échanges avec différents clients que le zamac reste largement méconnu : de nombreux donneurs d’ordre ont encore de fausses idées concernant ce matériau ».

Parmi les idées reçues les plus courantes, le zamac serait chargé en plomb. Et il ne serait précisément pas recyclable : « Le problème est que le zamac porte mention des traces de plomb qu’il contient, contrairement à d’autres métaux qui peuvent en contenir de 1 à 2% sans qu’il n’en soit fait mention. Dans le cas du zamak on parle bien de « traces » ce qui est infinitésimal puisqu’inférieur à 0,003% et donc en toute conformité avec la norme européenne 1774. Quant à sa non-recyclabilité supposée, rappelons que le zamac est recyclable à l’infini, sans rien perdre de ses qualités mécaniques et quel que soit le nombre de fusions. Avec de surcroît un moindre impact énergétique au recyclage puisqu’il fond à 386° (contre 800 à 1400° pour le verre par exemple) ».

 

Circuit court

Chez Segede, le zamac est ainsi recyclé en totalité : « Tous nos rebuts de production repartent chez notre fournisseur pour être fondus, filtrés et réincorporés dans de nouvelles productions », pointe Jean-Pierre Trescartes. « Nous sommes dans une logique de recyclage en boucle fermée. Sachez que si l’on était en mesure à l’échelle internationale de récupérer et de recycler tous les rebuts de zamac, il serait parfaitement possible de fonctionner sans plus avoir à exploiter les mines de zinc. À l’heure actuelle, le zinc consommé en Europe est d’ailleurs issu de refontes à hauteur de 30 à 35% ».

Alliage de minerais 100% naturels, Jean-Pierre Trescartes, l’affirme : le zamac constitue l’alternative écologique par excellence pour le bouchage de luxe. « En finition galvanisée par électrolyse et en version monomatériau, c’est incontestable. À la suite de Courvoisier, c’est le choix qu’a fait cette année la maison Alfred Giraud pour son whisky avec l’avantage du 100% made in France qui, circuit court oblige, permet de réduire au maximum l’empreinte carbone de chaque capot ».

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