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Groupe ISEM-Grafiche Bramucci : pour de nouvelles esthétiques packaging

Groupe ISEM-Grafiche Bramucci : pour de nouvelles esthétiques packaging

Le 31/05/2019

Crush paper ou systèmes de cales en fibres de cellulose (habillés, s’il vous plaît) : le spécialiste italien de l’étui et du coffret haut de gamme garde le cap durable en axant sa stratégie autour de l’éco-sourcing.

Fabriqué à partir de résidus de matières organiques, le Crush paper qu’a utilisé ISEM pour façonner les étuis de la collection Green Me de Kiko illustre à merveille la façon dont on peut repousser encore et toujours les frontières de la sustainability : « La gamme Crush du papetier Favini n’intègre pas seulement des résidus de citron, de maïs, d’amande, de café ou encore de kiwi », précise Francesco Pintucci. « Outre ces 15% de matières organiques qui viennent donc se substituer aux fibres vierges, il incorpore également 40% de fibres recyclées post-consommation ». Mieux : certifié FSC et OGM free, le papier Crush est par ailleurs produit en mode énergie verte (électricité labélisée EKOenergy) « ce qui permet de réduire de 20% son impact carbone », pointe le directeur du groupe ISEM-Grafiche Bramucci.

Naturalité de la texture et des tonalités, subtiles inclusions toujours changeantes conférant à chaque étui sa singularité, le Crush s’avère ici parfaitement en phase avec les formules clean de la nouvelle collection make-up de Kiko : « Nous souhaitions utiliser le Crush de Favini », indique-t-on chez Kiko Milano. « Un petit défi lancé par nos équipes créatives à ISEM. Jusqu’alors, ce papier n’avait pas été utilisé au niveau industriel. Mais la qualité du résultat a dépassé toutes nos attentes… ».

De nouveaux standards à inventer

Et Francesco Pintucci d’enchaîner : « le Crush offre un rendu très naturel, empreint d’une belle authenticité, doucement intemporelle. De ce point de vue, il ne constitue pas simplement un choix écologique mais bien aussi un choix esthétique : les rendus couleurs sur papier crush sont très différents de ceux que l’on obtient sur fibres vierges et c’est un élément à prendre en compte ».

Un élément en forme de challenge pour les services marketing des grandes marques qui, s’ils veulent opter pour des papiers véritablement éco-responsables, vont devoir réviser leur grille de valeurs : « Il ne s’agit pas de raisonner en termes de qualité d’impression », explique Francesco Pintucci, « La qualité d’impression sur papier à valeur écologique ajoutée n’est en rien inférieure, elle est simplement différente et c’est cette nouvelle esthétique qu’il va falloir faire entrer dans les mœurs ».

L’alternative Eco-Pulp

En attendant, le groupe ISEM-Grafiche Bramucci innove pour s’adapter aux exigences des maisons de luxe tout en poussant les solutions les plus écologiques possible : « Pour Biotherm, nous avons conçu des coffrets à partir d’un carton ondulé de qualité ultra-premium qui a permis de conserver un rendu à l’impression identique à celui que l’on obtient sur carton lisse, tout en réduisant le poids des coffrets de 30%. Avec l’économie carbone au transport que cela induit ».

Et ce n’est pas tout : « Nous avons par ailleurs développé une nouvelle gamme de calages Eco-Pulp à partir de fibres naturelles de cellulose ». De nouveaux systèmes de cales entièrement recyclables donc, dont la particularité est d’être proposés en « habillés » pour des finitions sur mesure : « Ces calages sont disponibles avec des cache-cales qui peuvent être totalement personnalisés en offset, silkscreen et hot stamping pour un embellissement à façon », souligne Francesco Pintucci. « Pour l’heure, les systèmes de calages thermoformés en plastique ont encore la faveur des marques mais l’attrait des cales en cellulose est très fort. C’est un matériau résolument porteur et je suis persuadé que dans les deux ans qui viennent – sinon dans l’année à venir même – les demandes pour des cales en cellulose vont augmenter en Europe pour rattraper les cales thermoformées ».

On ne peut que croiser les doigts…

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