26 et 27 mai 2020 Carreau du Temple - Paris - France La rencontre capitale des acteurs du packaging de luxe

TROIS QUESTIONS A…  Julien Durand, directeur commercial Max Luxury Packaging

TROIS QUESTIONS A… Julien Durand, directeur commercial Max Luxury Packaging

Le 24/05/2019

Vous présenterez à L’Édition spéciale by Luxe Pack plusieurs produits et innovations : votre offre de packagings secondaires en lamination écologique devrait retenir toute l’attention des marques. D’autant que ce process n’implique aucun surcoût par rapport à un pelliculage conventionnel. Pourriez-vous nous en dire plus… ?

Dans un contexte réglementaire de plus en plus sévère concernant les packagings secondaires, nos gammes en éco-laminé constituent une excellente alternative écologique. Alternative qui se trouve être d’ores et déjà un impératif sur plusieurs zones géographiques : aujourd’hui, comme vous le savez, de nombreux pays n’acceptent plus les pelliculages plastiques. Nous proposions depuis longtemps des collections élaborées à 100% à partir de papier FSC ou PEFC (les papiers certifiés représentent actuellement 80% de nos appros) avec des impressions utilisant des encres végétales et des accessoires en coton biologique (anses pour sacs boutique par exemple). Il nous semblait parfaitement illogique pour ne pas dire aberrant de pelliculer des produits entièrement éco-conçus avec des films plastiques traditionnels. Depuis deux ans, nous offrons donc aux marques la possibilité de passer leurs packagings comme leurs documents de communication en éco-films issus de matières végétales. Ces films, 100% biodégradables et compostables, offrent les mêmes caractéristiques mécaniques de résistance que des films PET et les mêmes possibilités en termes d’embellissement puisqu’ils peuvent être déclinés aussi bien en mat qu’en brillant miroir ou encore en soft touch. Et contrairement à ce que certains pourraient penser, leur coût est effectivement strictement identique à celui d’un pelliculage plastique classique.

Dans le même esprit, vous présenterez également des polybags élaborés à partir de fécule de maïs, n’est-ce pas ?

C’est exact. Nos marchés, notamment s’agissant du prêt-à-porter et des accessoires de luxe (maroquinerie, chaussure…) sont très gourmands en emballages de protection. Ces consommables constituent comme chacun sait, un vrai problème. Nous avons donc souhaité inverser la vapeur en proposant aux marques de convertir leurs polybags PU (qui se chiffrent à plusieurs millions d’unités par an) en sacs entièrement biodégradables et compostables, fabriqués à partir de maïs et de céréales. Aujourd’hui, plus de 50% des polybags que nous produisons sont ainsi issus de bioplastiques. Ils sont certes moins transparents, mais leur aspect dépoli ne manque pas d’élégance et le gain environnemental est si considérable que nous ne doutons pas que les consommateurs adhéreront à cette démarche de marque.

Des marques qui semblent par ailleurs plébisciter vos tote bags en coton BCI…

Ce sont en effet clairement des best-sellers. Il faut dire qu’en matière de packagings souples (tote bags mais aussi, pochons ou encore housses pour vêtements), le Better Cotton Initiative est un excellent compromis. En termes de prix d’abord, puisqu’il est significativement moins cher que les cotons biologiques et les cotons GOTS, mais également en termes de disponibilité car il offre de meilleurs rendements. Et bien évidemment, c’est un coton à impact environnemental moindre, plus économe en eau qu’un coton conventionnel. Enfin, c’est un coton socialement responsable puisque le label intègre des initiatives visant à améliorer les conditions de travail du secteur. Nous avons enclenché la transition vers ce type de coton il y a moins de deux ans et les marques nous ont suivis. Être un fournisseur engagé, c’est aussi être force de proposition. Pour des productions toujours plus durables, nous encourageons nos clients à opter pour les solutions les plus sustainable. C’est ce que nous faisons également en les incitant à réaliser des emballages à optique re-use qui seront donc des emballages zéro déchet puisqu’ils trouveront une seconde vie. Matériaux plus nobles, plus solides, inserts amovibles s’agissant des coffrets… : l’idée et de donner la possibilité au client final – et l’envie – de détourner et de conserver le pack.

Parce que la durabilité est aussi une question de longévité, le meilleur packaging pour l’environnement reste celui que l’on ne jettera pas…

Julien DURAND

 

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