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Étuis Mirault : du « Made in France » au « Made en vert »

Étuis Mirault : du « Made in France » au « Made en vert »

Le 02/05/2019

Feutres issus de bouteilles recyclées, cotons biologiques, sérigraphie acrylique ou encore cuirs végétaux : pour ses pochettes, trousses, fourreaux et étuis, l’artisan textile met un point d’honneur à combiner matériaux durables et procédés écologiques.

Entreprise familiale établie à Neuilly Plaisance, Étuis Mirault revendique le Made in France comme une marque de fabrique. Et pour son directeur général, Nicolas Bassaget, cet attachement à une fabrication 100% française, gage de qualité pour le client, est aussi une garantie de durabilité : « Nous nous inscrivons dans une traçabilité totale et donc une transparence totale tant du point de vue des procédés mis en œuvre, que des questions environnementales et sociales » souligne-t-il. « La proximité géographique avec nos clients réduit de manière significative le transport (et donc notre facture carbone) en même temps que les contrôles qualité constants auxquels nous sommes soumis permettent de réduire nos pertes. Et donc nos déchets ».

Mais ce n’est pas tout : entre matériaux biologiques et matériaux alternatifs, Nicolas Bassaget ne néglige aucune piste. « Nous proposons bien sûr des pochettes et trousses réalisées sur mesure, en tout type de tissage, à partir de toiles naturelles (métis, lin chanvre) et de cotons bio certifiés GOTS (1), mais il nous semble que nous éprouvons aujourd’hui les limites de ce qu’ont à offrir les matériaux bio. Pour une éco-cohérence globale du produit, nous avons tendance à privilégier son cycle complet de vie. D’ailleurs, nos clients s’intéressent désormais plus aux matériaux recyclés et recyclables qu’aux matières bio à proprement parler ».

Végétalement vôtre

Illustration avec les toiles et feutres issus de bouteilles en plastique recyclées que propose Étuis Mirault. Des bouteilles en provenance de France à hauteur de 70% – et de pays limitrophes pour les 30% restant -, transformées en France. « Le PET et les autres composants sont séparés par sélection optique. Au final, le non-PET (bouchons, étiquettes, colles…) constituant 30 % du poids de la bouteille, près de 70 % du contenu matière de la bouteille est valorisé. Comparé à la production d’un fil polyester vierge, ce procédé permet de réduire de 66% la consommation d’énergie, de 50% la consommation d’eau et de faire baisser de 34% les émissions de gaz à effet de serre ».

Autre axe fort travaillé chez Étuis Mirault : les cuirs végétaux. Lesquels font beaucoup parler d’eux sans pour autant donner lieu à une débauche de développements. « Du fait de leur coût (largement supérieur à celui d’un cuir animal), ces cuirs sont encore réservés à l’ultra-luxe et/ou à des packagings événementiels mais ils commencent doucement à prendre. Sans sulfates de chrome ni sels d’aluminium ou de zirconium, le tannage végétal s’effectue à partir de ces tanins végétaux que l’on trouve dans les écorces, les feuilles, les pépins, les racines ou encore dans la sève des végétaux ».

Autant de matériaux et process associés (bien sûr) à des méthodes d’impression vertes puisque chez Étuis Mirault, sérigraphie rime avec encres à l’eau.

(1) Global Organic Textile Standard

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