26 et 27 mai 2020 Carreau du Temple - Paris - France La rencontre capitale des acteurs du packaging de luxe

RENCONTRE AVEC….Tom Szaky, directeur général de TerraCycle

RENCONTRE AVEC….Tom Szaky, directeur général de TerraCycle

Le 04/04/2019

  • TerraCycle propose un grand nombre de programmes de recyclage gratuits : combien sont aujourd’hui disponibles à travers le monde ?

À l’international, nous comptons plus de 200 programmes de recyclage gratuits, dont 70 en Europe. Plus de deux millions de personnes recyclent avec TerraCycle et 7 762 174 415 unités-déchets ont échappé à l’incinération et à l’enfouissement grâce à ces programmes.

  • TerraCycle collecte et recycle les déchets difficilement recyclables : dans l’industrie du luxe, quels sont les segments les plus concernés ?

Nous travaillons davantage avec des marques de cosmétiques qu’avec des marques de parfums ou de vins et spiritueux. Cela s’explique aisément : parfums et V&S sont conditionnés dans des flacons et bouteilles en verre qui peuvent être recyclés via les circuits de recyclage traditionnels. Des marques comme Melvita ou l’Occitane-en-Provence (qui a lancé un programme de collecte en magasin au Royaume-Uni, en France et aux États-Unis) se sont ainsi associées à TerraCycle pour offrir à leurs clients des solutions de recyclage gratuites et nous collaborons également avec Garnier au Royaume-Uni comme aux États-Unis et avec Maybelline au Japon. Cela étant, nous travaillons tout de même principalement avec des entreprises du secteur alimentaire dans le cadre de programmes nationaux comme avec le programme Harrys pour la collecte de sachets de pain de mie ou comme avec le programme de recyclage Febreze.

  • D’une manière globale, la France est-elle une « bonne élève » ?

C’est l’un de nos principaux marchés en Europe, juste derrière le Royaume-Uni. Nous avons actuellement 16 programmes de recyclage gratuits en cours en France. Pour en revenir au marché de la cosmétique, la marque Kiehl’s – par exemple – utilise en France notre solution Boîte Zéro Déchet dans ses magasins pour permettre aux clients de recycler leurs emballages de produits de beauté et d’hygiène usagés directement en magasin. D’ailleurs, depuis le lancement de cette solution en France en 2014, des centaines d’entreprises ont acheté des Zero Waste Boxes pour recycler leurs déchets. Dans l’industrie du luxe et de la cosmétique nous pouvons citer L’Oréal (pour Kiehls et Lancôme), P&G chez Monoprix (parfumerie), Caudalie ou encore Montblanc. Et nous avons également travaillé dans le passé avec Mac Cosmetics, Les Happycuriennes, Biolage et Pierre Fabre.

  •  Quels sont les déchets les plus recyclés dans l’industrie du luxe ? Et quels sont les plus difficiles à recycler ?

Sur le marché de la cosmétique (comme de l’hygiène) nombre d’emballages sont en PET et le PET est le plastique le plus recyclé au monde. Mais l’industrie du luxe utilise aussi des matériaux plus difficiles à recycler. C’est le cas des plastiques noirs et/ou foncés très utilisés en cosmétique. Les scanners optiques employés dans les centres de traitement de déchets pour identifier les types de plastiques fonctionnent sur le principe de la réflexion de la lumière or le plastique noir est considéré comme non recyclable dans le système actuel parce qu’il ne réfléchit pas la lumière. Les emballages multi-matériaux posent également problème, car il est difficile de séparer les différents composants. Les sachets souples qui entourent les shampoings, les bains moussants, les lotions et des gels sont trop légers et échappent ainsi aux mécanismes des machines. Ils sont également considérés comme étant d’une valeur trop faible pour être traités. En outre, les ouvertures faciles et autres accessoires intégrés aux bouteilles et aux flacons (les bouchons, les becs verseurs, les pulvérisateurs par exemple) qui doivent être séparés du reste de l’emballage au recyclage parce qu’ils sont composés de différents types de plastiques et qu’ils peuvent tomber à travers les filtres des installations de recyclage en raison de leur petite taille. Les palettes de maquillage (blush, fard à paupières) et les applicateurs (mascara, rouge à lèvres) ne sont pas considérés comme recyclables pour cette raison.

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