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MR Cartonnage Numérique : l’impression en mode durable

MR Cartonnage Numérique : l’impression en mode durable

Le 04/04/2019

Labélisée Imprim’Vert depuis 2015, MR s’inscrit dans une logique verte globale. Au cœur de cette stratégie, la technologie numérique constitue en soi un postulat durable de premier ordre.

À la tête de MR Cartonnage Numérique, Jonathan Mihy va droit au but : « En matière d’impression, la durabilité fait partie intégrante de l’ADN du numérique ». Pourquoi ? « Parce que le numérique, c’est zéro plaque, zéro gâchis d’encre et de feuille pour les calages couleurs, et zéro stock inutile puisque nous sommes en mesure de produire à l’unité près ». D’où la mise en place de nouvelles logiques d’approvisionnement : « Nos clients n’ont plus besoin de commander en one shot : ils peuvent fractionner la production de leurs commandes en se ménageant la possibilité de réajuster le tir si leur stratégie marketing ou la réglementation évoluent ».

Une impression « à la juste quantité » intéressante pour les jeunes marques mais pas que : il s’agit aussi de limiter l’obsolescence. « On sait par expérience que les marques enregistrent des pertes sur les grosses commandes (de 4 à 15%). Fractionner la production d’une commande permet de garantir au client que tout ce qui a été commandé sera effectivement en situation d’être utilisé ». Une option « à façon » qui selon Jonathan Mihy ne génère in fine par de surcoût global – « Le surcoût à l’achat (de l’ordre de 15%) est compensé par l’absence de perte » – et qui s’inscrit chez MR dans une logique verte globale.

FSC : de la pratique au label

« Depuis 2015, nous sommes labélisés Imprim’Vert ce qui signifie que 100% de nos déchets de production (chutes de carton, encres, vernis, eau de nettoyage des machines) sont recyclés. Dans le même esprit, nous travaillons depuis toujours avec des papiers FSC mais notre usine n’étant pas certifiée FSC, nous ne pouvions pas revendiquer ce label. Nous venons de déménager sur un nouveau site à Saint-Ouen L’Aumône et de lancer le processus d’audit pour obtenir la labélisation ». Labélisation que Jonathan Mihy a bon espoir de décrocher d’ici l’été.

D’autant que les demandes clients sont en progression : « La certification FSC est aujourd’hui un prérequis. Pour le reste, les positionnements sont plus variables d’une marque à l’autre ». Car si sur le fond, toutes les marques s’accordent sur les questions d’éco-conception, dans la pratique, les arbitrages entre prix, esthétique et écologie ne penchent pas toujours en faveur de l’environnement. « Le passage à l’acte est encore compliqué : les clients veulent de la valeur ajoutée perçue or une dorure par exemple – marqueur de luxe par excellence – n’offre pas de possibilité de recyclage satisfaisante. De ce point de vue, les marques installées sont plus freinées dans leur élan vert que les indies et les marques émergentes qui n’ont pas d’image à déconstruire ». Exemple avec All Tigers, une nouvelle marque de color cosmetics vegan qui a présenté à MR un cahier des charges résolument durable :

Colles acryliques, absence de vernis de protection, et impression sur un Invercoat 300g à impact nul, la marque ALL TIGERS a clairement misé sur des packagings à empreinte réduite .

Jonathan MIHY CEO

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