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Gainerie 91 place la (et les) co-production(s) au coeur de sa démarche environnementale

Gainerie 91 place la (et les) co-production(s) au coeur de sa démarche environnementale

Le 04/04/2019

Avec Cuir Marin de France, Sericyne ou encore l’ébénisterie d’Art Arca, le fabricant  d’écrins et de présentoirs, leader sur le segment de l’ultra-luxe, mise sur le talent de start-ups triées sur le volet pour innover en mode toujours plus durable. 

Pour Arnaud Haefelin, c’est une certitude : avec les jeunes talents – comme avec les grandes marques -, l’avenir est à la co-production. “Plus que de simples partenariats, il va s’agir très concrètement de co-travailler”, explique le président de Gainerie 91. “Mettre en place des politiques de développement produits véritablement inclusives”. Objectif : plus de transparence, plus de traçabilité, et plus de synergie. Et cela commence à la source même : avec le Concours Design Gainerie 91, l’entreprise braque ainsi chaque année ses projecteurs sur les créateurs de demain. Des étudiants à qui Gainerie 91 offre l’opportunité de voir leur projet mis en oeuvre.

Arnaud Haefelin CEO

C’est dans la même veine, qu’a été lancé cette année un partenariat exclusif avec l’Institut Sainte-Geneviève : “Les étudiants ont dû réaliser un écrin pour l’horlogerie, la joaillerie, la parfumerie et les vins et spiritueux, dont le système d’ouverture/fermeture devait être bio-mimétique. Trois projets, tous directement inspirés de la nature, ont été sélectionnés. Ils seront prototypés – en intégrant bien sur des matériaux 100% durables – et commercialisés par nos soins dans les mois qui viennent”.

Le cercle vertueux des savoir-faire

Mais Gainerie 91 ne s’intéresse pas uniquement aux étudiants : “Pour minimiser notre impact sur l’environnement et utiliser les ressources de manière toujours plus durable, nous avons choisi de co-travailler avec différentes start-ups aux savoir-faire très pointus », enchaîne Arnaud Haefelin. Exemple avec l’ébénisterie d’Art Arca. Une ébénisterie à tête chercheuse qui multiplie les expérimentations autour de la plasticité du bois. Et dont le WooWood (déclinaison du bois gonflable AirWood) a séduit Arnaud Haefelin : « Pareil aux écailles d’une peau animale, le bois est travaillé en marqueterie sur une membrane élastique qui va se déformer pour épouser parfaitement les contours d’un objet donné ». Effet garanti une fois transformé en écrin de spiritueux.

Cuirs de saumon & vers à soie-ouvriers

Autres coups de coeur du directeur de Gainerie 91, les créations de Sericyne et de Cuir Marin de France : « Avec Cuir Marin de France nous avons réalisé un prototype de coffret à partir de cuir de saumon, un cuir dont le rendu s’apparente aux cuirs de reptiles Outre le fait que nous utilisons donc des ressources initialement destinées a la destruction (cas classique dans la filière tannerie), ce cuir a fait l’objet d’un tannage végétal ». Changement de décor avec la soie naturelle non-tissée de Sericyne, : « Une matière 100% naturelle, modélisable à l’infini. Nous l’avons travaillée en habillage intérieur d’un coffret pour parfum et des projets sont d’ores et déjà en cours de développement avec de grandes marques ».

Pour mémoire, Sericyne travaille des soies intégrales dont tous les composants – fibroïne mais aussi séricine, colle naturelle habituellement éliminée dans le textile – sont conservés. Ce qui permet de créer des géométries en volumes, directement réalisées par d’industrieux vers à soie déposés sur des moules.

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