26 et 27 mai 2020 Carreau du Temple - Paris - France La rencontre capitale des acteurs du packaging de luxe

La collection Abor : plus qu’un concept de design écologique pour l’industrie de l’emballage

La collection Abor : plus qu’un concept de design écologique pour l’industrie de l’emballage

Le 25/02/2019

Reconnecter les marques au terroir et à leur histoire tout en ajoutant de la matière verte à la matière verte : c’est l’audacieux pari que s’est lancé l’entreprise de bouchage italienne. Essai transformé.

Avec 3 000 clients dans plus de 60 pays et une activité réalisée à 80% sur le marché des spiritueux, Tapì fabrique des bouchons pour plus de trente marques de liqueurs, de vodkas, rhums et eaux-de-vie à travers le monde. Et l’entreprise alloue environ un quart de son budget R&D à l’éco-conception. En la matière, elle a fait le choix stratégique d’établir au sein de chacune de ses usines un laboratoire de recherche dédié. Objectif : garantir aux différents acteurs locaux des éco-bouchons en parfaite adéquation avec la réglementation en vigueur dans chaque pays.

Domenico Liberati Chief Product Manager Tapì Group

C’est que depuis dix ans maintenant, les capots et bouchons Tapì sont pensés et conçus pour être plus verts que verts : “Contrairement aux acteurs traditionnels du bouchon synthétique qui privilégient le polyéthylène dérivé de l’éthylène du pétrole, le polyéthylène que nous employons pour la fabrication de nos lignes synthétiques est produit à partir de la déshydratation de l’éthanol issu de la transformation de matières premières naturelles comme la canne à sucre et les céréales », explique Domenico Liberati, Managing Director R&D.

Projet Abor

Mais ce n’est pas tout : “Avec la collection de capots Abor la forme épouse le fond. Il faut dire qu’Abor est d’abord un projet global, un concept”, souligne Paolo Boratto, Tapì Marketing Manager. “Il s’agit de célébrer le retour aux origines, au sol, au terroir. En d’autres termes à l’histoire même de chaque spiritueux”. Dans le cadre du projet Abor le capot est en effet fabriqué à partir des résidus mêmes de la distillation dont est issu le breuvage. Marc de raisin s’agissant des cognacs, brandies et grappas ; malt d’orge pour les whiskies ; canne à sucre pour les rhums ; agave pour la téquila ou encore maïs et seigle pour les bourbons : aucune plante vivante n’est sacrifiée lors de la fabrication de ces capots, élaborés à partir de matériaux en fin de vie généralement appelés à être recyclés. Ou jetés.

« Nous offrons ainsi une nouvelle vie aux résidus de distillation en même temps que nous renforçons la perception de la marque et de son histoire en ajoutant notamment une dimension sensorielle via l’impact olfactif des composants ». Des composants intégrés à hauteur d’au moins 50% et combinés à des polymères et des bio-polymères pour obtenir un matériau inerte, validé pour le contact avec les boissons alcoolisées, et qui peut (bien sûr) adopter toutes sortes de géométries.

Linkedin
Viadeo
Imprimer